Vous est-il déjà arrivé de manager votre équipe et de ressentir que vous n’étiez pas ou plus compris, pire que vous ne l’intéressiez pas ?

Rassurez-vous, cela n’arrive pas qu’à vous ! Même les grands entraineurs de ce monde connaissent eux aussi ce phénomène.

Pourquoi y-a t’il un turn over aussi important des entraineurs de l’équipe de France de foot et un manque de résultats évident ?

La faute des joueurs ou des entraineurs ?

Je vous laisse seule juge de cette réponse.

En revanche, une chose est certaine : après Aimé Jacquet, 100% des entraineurs suivants ont eu une façon de communiquer orientée problème, manque de conviction, de motivation et d’écoute.

Et déjà, on nous parle d’un nouvel entraineur…

Problème d’expérience terrain : non.

Problème de compétence : non.

Réponse : Une communication non adaptée.

Pour entrainer une équipe, et d’autant plus des joueurs de haut niveau avec une expérience internationale, il est nécessaire de donner du sens à ses messages en prenant en compte les valeurs et les objectifs de chacun.

L’écart entre celui qui réussit et celui qui échoue est à la fois minime et immense. C’est souvent lié à un état d’esprit, un regard différent sur soi-même et les autres. Donner envie aux autres de se dépasser, de performer avec un esprit collectif s’apprend… Il n’est pas plus difficile de réussir que d’échouer. Seules les stratégies changent.

 

Il existe deux types d’entraineurs :

L’entraineur autoritaire et l’entraineur coach.

L’autoritaire :

Lors des réunions, il se positionne dans une attitude de dominant en donnant sa propre solution sans faire appel aux compétences de ses joueurs ni les écouter.

Il monopolise 80% du temps de parole; il insiste pour prendre chaque décision et change de stratégie au dernier moment sans avoir échanger avec le staff. Si les joueurs ne réussissent pas, il se positionne comme une victime prétendant que ce n’est pas de sa faute.

Ses phrases clés : « je sais ce qu’ils doivent faire mais ils n’en font qu’à leur tête », « qu’ils continuent à perdre leur match et à ne pas m’écouter », « l’équipe a un manque de motivation et se cherche match après match ».

Conclusion : le résultat de ce type de management fait que l’entraineur n’a plus qu’une seule issue : passer son temps à devoir gérer les problèmes des uns et des autres, et devenir actif plutôt que proactif. Quoiqu’il arrive, le match est perdu.

Le manager coach :

Lors des réunions, il lance l’introduction et focalise toute son énergie de coach sur comment développer une cohésion d’équipe et fédérer un état d’esprit positif (l’ennemi est l’équipe adverse et non à l’intérieur !).

Il prépare ses entrainements, ses réunions en collaboration avec le staff et les joueurs pour définir une stratégie commune orientée action, efficacité, anticipation.

Il se positionne comme un facilitateur, missionné pour faire émerger les talents naturels de chaque joueur et renforcer le charisme d’un capitaine qui sera maitre à bord lors des matchs. Il a confiance en lui, n’a pas la peur de perdre son pouvoir.

Ses phrases clés : « je ne pourrai jamais jouer à votre place », « la victoire vous revient », « pensez à tous les sacrifices que vous avez fait pour en arriver là, maintenant c’est à vous de donner le meilleur de vous », « j’ai confiance en vous », « souvenez-vous de votre dernière victoire, de votre motivation, de votre dépassement ».

Conclusion : l’équipe est de plus en plus autonome, force de proposition, reconnue par son entraineur. Les rôles de chacun sont définis avec un capitaine qui pousse ses coéquipiers, tel Zidane, et un manager qui sait reprendre le flambeau lors des débriefing et des entrainements.

Qu’est-ce qui fait la différence entre les entraineurs qui réussissent en matière de communication efficace avec des résultats probants et ceux qui n’arrivent pas à faire partager l’envie de gagner et construire une cohésion d’équipe ?

Pour mieux cerner votre style de manager, je vous propose de répondre à ces questions:

Citez trois personnes que vous trouvez brillantes en communication, dans le monde de l’entreprise ou du sport :

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Quelles sont leurs trois qualités communes ?

 

Citez trois personnes qui dans le sens inverse vous trouvez médiocre en communication :

Quels sont leurs trois points communs ?

 

Quant à vous, quels sont les points communs positifs ou négatifs que vous avez trouvé dans les questions précédentes que vous retrouvez chez vous ?

En fonction de vos choix de réponses, il y a automatiquement des similitudes entres vos points forts et ceux de vos leaders.

Et que vous le vouliez ou pas, idem pour les points faibles.

Voici déjà une première piste de travail pour continuer à développer votre impact en communication.